Michael Jackson, le dernier dandy

Michael Jackson, le dernier dandy
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Par DANIEL SALVATORE SCHIFFER Philosophe et écrivain.


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Ainsi le «Roi de la pop», icône planétaire et idole transgénérationnelle, Michael Jackson, être que l'on aurait pu croire immortel tant il avait incorporé, au prix d'invraisemblables et parfois douloureuses transformations de son apparence physique, jusqu'au mythe de l'éternelle jeunesse, est-il mort. Et avec lui - s'il est vrai, comme le préconisait cet aphorisme phare du dandysme wildien, qu'«il faut soit être une ½uvre d'art, soit porter une ½uvre d'art» - l'un des derniers et vrais dandys de notre temps.

La trajectoire de sa vie n'est pas sans rappeler, pour le meilleur (son talent, sa fortune et sa gloire) comme pour le pire (ses procès, sa ruine et sa déchéance), certaines des caractéristiques de l'existence d'Oscar Wilde.

Au premier chef, l'esthétisation de soi : faire de sa personne, fût-ce dans l'excentricité, une ½uvre d'art. Wilde l'avait expressément établi : «Le premier devoir dans l'existence, c'est d'être aussi artificiel que possible», écrit-il en ses très subversives Formules et maximes à l'usage des jeunes gens.

Charles Baudelaire, autre impeccable dandy, ne disait pas autre chose lorsque, parlant là des bienfaits de la mode et y opposant les attraits de l'artifice aux méfaits de la nature, il affirmait, en son très séduisant Eloge du maquillage, que «la mode doit être considérée comme un symptôme du goût idéal surnageant dans le cerveau humain au-dessus de tout ce que la vie naturelle y accumule de grossier, de terrestre et d'immonde, comme une déformation sublime de la nature, ou plutôt comme un essai permanent et successif de réformation de la nature». Et d'ajouter, plus péremptoire encore : «Qui oserait assigner à l'art la fonction stérile d'imiter la nature ? Le maquillage n'a pas à se cacher, à éviter de se laisser deviner; il peut, au contraire, s'étaler, sinon avec affectation, au moins avec une espèce de candeur.»

Assertion qui ne laisse pas de surprendre lorsqu'on sait quelle passion cet apprenti sorcier ès maquillage qu'était Michael Jackson nourrissait pour la légende, faussement naïve (quoiqu'elle ne préjuge en rien de la supposée pédophilie du sulfureux Michael), de Peter Pan ! Loin de moi, certes, la tentation d'établir ici, en forçant le trait et perdant ainsi le sens des proportions, d'indues ou vaines comparaisons.

Je me doute bien, en outre, que le créateur de Thriller, si génial soit-il, n'a probablement jamais lu l'insigne auteur des Fleurs du Mal et n'avait certainement qu'une connaissance très fragmentaire de celui de L'Importance d'être constant. Mais il n'empêche : cette obsessionnelle et quasi compulsive volonté de se créer une apparence corporelle dont les exigences formelles ne correspondent plus aux canons naturels, allant jusqu'à faire du visage un masque (figure artistique, ici en noir et blanc, du double ange et démon), est bien la première prérogative de l'esthétique dandy. Preuve en est que le sujet central de ce chef-d'½uvre de la littérature dandy qu'est Le Portrait de Dorian Gray (Oscar Wilde) n'est, à l'instar de ce mythe éminemment romantique qu'est celui de Faust (Goethe), qu'une quête éperdue, précisément, de la jeunesse tout autant que de la beauté. Et ce, paradoxalement, jusqu'à la mort.

Cet archétype du dandy, Albert Camus en avait brossé un portrait aussi remarquable qu'incisif en son Homme révolté : «Le dandy est par fonction un oppositionnel. Il ne se maintient que dans le défi. [...] Dissipé en tant que personne privée de règle, il sera cohérent en tant que personnage. Mais un personnage suppose un public; le dandy ne peut se poser qu'en s'opposant. Il ne peut s'assurer de son existence qu'en la retrouvant dans le visage des autres. Les autres sont le miroir. [...] Le dandy est donc forcé d'étonner toujours. Sa vocation est dans la singularité, son perfectionnement dans la surenchère. Toujours en rupture, en marge, il force les autres à le créer lui-même, en niant leurs valeurs. Il joue sa vie, faute de pouvoir la vivre. Il la joue jusqu'à la mort, sauf aux instants où il est seul et sans miroir. Être seul pour le dandy revient à n'être rien», y écrit-il dans le chapitre intitulé, très emblématiquement, «la révolte des dandys». Et, au faîte de cette pénétrante analyse, d'en inférer : «Quand les dandys ne se tuent pas ou ne deviennent pas fous, ils font carrière et posent pour la postérité.»

Magistrale conclusion : c'est le destin même du grand Michael Jackson, dandy pop par excellence, qui, illuminé désormais d'une dimension quasi métaphysique, semble là, plus tragique que jamais, résumé, sinon scellé !



Auteur dePhilosophie du dandysme - Une esthétique de l'âme et du corps (Presses Universitaires de France) et Oscar Wilde (Gallimard - Folio Biographies).

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 15:18

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 17:43

"Un Ange Est Passé"

 "Un Ange Est Passé"
Un Ange Est Passé

"Chacun de nous se souvient exactement de ce qu'il faisait le 8 décembre 1980, jour de la mort de Lennon. Je peux vous dire exactement ou j'étais le 31 aout 1997, quand la Mercèdes de Diana se crasha sous un tunnel. Ce 25 juin 2009 - jour ou le coeur de Michael s'est arrêté de battre - sera aussi, pour toujours, un repère dans nos vie. En nous quittant, il nous rassemble dans une émotion universellement partagée. Parce que l'on a tous en nous un peu de Michael Jackson. Des sons (Beat it), des images (le moonwalk) et, pour ma part, beaucoup d'admiration et de compassion pour cet être qui avait le désir chevillé au corps d'achapper aux loix communes - quitte à transgresser la nature humaine. Ni blanc ni noir, ni homme ni femme, ni enfant ni adulte, Michael était un ange titillé par le démon. Un être en apesanteur que l'on regardait d'en bas. Et qui vient de monter encore plus haut. Au pays ou les légendes deviennent des mythes." Loic Sellin.

# Posté le lundi 13 août 2007 05:01

Modifié le mardi 07 juillet 2009 16:48

Nous Sommes mort avec toi sur cette chanson...

Nous Sommes mort avec toi sur cette chanson...
"I am the thinker, the thinking, the thought
I am the seeker, the seeking, the sought
I am the the drewdrop, the sunshine, the storm
I am the phenomenum, the field, the form
I am the desert, the ocean, the sky
I am the Primeal Self
In you and I

Michael Jackson."

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 15:57

Modifié le mardi 07 juillet 2009 08:05

Et Le Monde S'écroule, et Mon Monde S'écroule...

Et Le Monde S'écroule, et Mon Monde S'écroule...


Je ne suis pas seul ce soir,
Mais je n'ai pas sommeil.
Alors je regarde la faible lumière qui m'éclaire encore,
Je regarde l'autre, allongé dans un sommeil profond,
Et je regarde le vide, tantôt blottit sur moi-même,
tantôt les bras longeant mon corps en débris.

J'entends cette voix qui s'approche,
Cette mélodie qui me rend stoïque et fragile à la fois,
Alors je pense à toi et j'ai mal,
Tu vas me manquer tu sais,
Ce soir je me laisserai bien partir, partir, pour rejoindre tes côtés,
Apaiser de tous ces maux qui pèsent dans ce monde, le mien, le tien, le notre,
De parler simplement de tout, de toi, de moi, de nous...

Et je reste allongé, écoutant la plénitude du silence,
Cette complexité inexpliquée rendant inexplicable toute sensation, toute description,
me traversant, mes états d'âme, cette image de toi dans mon esprit.
Le reste n'est pas si important finalement,
Mais ce qui l'est n'est plus là ce soir...

Il a rejoint le paradis, et je me sens encore plus seul à présent.
Il s'éloigne à mesure que les jours qui s'éparent ta dernière respiration à aujourd'hui grandissent en moi
Et face à cette terrible réalité qui fait que le temps passe.
Que vais-je faire à présent,
Garder le meilleur pour continuer et avancer toujours,
Il n'en reste plus qu'une avec moi pour l'avenir,
Me guider, me bercer, me porter espoir quand mon monde sera noir,
Me porter amour , réconfort et chance,
Veille y, veille sur Jennifer de la ou tu es pour moi,
C'est ma dernière demande,
La première étant de te faire revenir ici, de te garder près de moi, avec moi, ...
Tu trouveras sans nul doute toujours chaleur dans mon c½ur, car c'est ici que tu loges.

Avec tout mon Amour, Ben.

Ebauche 1 Juillet 09
Version_Finale 6 Juillet 00h26

# Posté le mercredi 01 juillet 2009 15:49

Modifié le mardi 07 juillet 2009 07:48

Sexuality

Sexuality


Homme, Femme, Garçon, Fille / Amour, Sexe, Affection, Passion.
Aimer est un bien grand mot, le sexe un bien petit. Il ne s'agit pas de sexualité mais d'amour. Ce même amour qui guide, qui construit et paradoxalement détruit. L'amour qui fait du bien tout en trouvant l'équilibre faisant le mal. Le revers de la médaille, cette médaille qui porte en sa face le bien -être, la sérénité, la confiance et le respect des valeurs, les gens te croient et te respectent. Puis en son revers la douleur, le doute et la profonde incertitude de s'être trompé et donner à tort, les larmes qui coulent, le c½ur qui sèche d'une douleur ancrée dans les profondeurs impénétrables du corps, de l'âme, de la couche extérieure. Et soudain les gens ne te croient plus, les mots pèsent et se heurtent à toi telle une lame pour de plus signifier que le chaos pur et simple du mensonge éternellement répétitif dont la source est introuvable tant les origines du mal sont cachées et soudées entre elles, fondues dans cette masse visible, invisible, pénétrable tantôt impénétrable du jour au lendemain, douce puis soudainement agressive.
Le lendemain du sommeil éternel tu te réveilles de l'autre côté et l'amour du monde te revient, sans une explication donnée, sans compréhension, sans excuses, tu manques au monde, aux anges comme aux démons, à la vie comme à la mort, à ma vie comme à la leur.

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 12:52

Modifié le mardi 07 juillet 2009 10:48